Lorsque la communauté comporte un bien immobilier et qu’un divorce intervient, il est partagé entre les époux de manière égale.
Ces derniers peuvent décider : de le vendre et de se répartir le produit de la vente ; de le conserver pour l’un des époux, celui-ci devant alors verser à l’autre une soulte ou lui permettre de compenser avec d’autres biens ; de le conserver en indivision, généralement pour louer son bien immobilier à un tiers.
Si un bien a été acquis pendant le mariage, son propriétaire est l’époux désigné dans l’acte de vente.
Néanmoins, l'autre époux peut faire valoir sa créance, s’il en a financé une partie.
En cas de divorce, ils doivent donc être partagés selon la répartition prévue dans l'acte d’achat.
Si celle-ci n’a pas été précisée, les ex-époux sont réputés être propriétaires à parts égales.
Les ex-époux peuvent ensuite décider de vendre le bien, de le conerver en indivision, ou encore de le réserver à l’un d’eux, en échange d’une soulte.
En cas de divorce, le partage des biens immobiliers se fait donc à parts égales entre eux.
L’autre époux peut toutefois signer une lettre de renonciation du bien immobilier pendant le divorce, afin d’exclure ledit bien de la communauté.
Par cet acte, le conjoint abandonne tous ses droits sur le bien acquis.
Lorsque les époux détiennent en commun un bien immobilier et divorcent par consentement mutuel, le partage et l’acte liquidatif doivent être établis par un notaire, puis intégrés dans la convention de divorce rédigée par leurs avocats.
Dans un divorce amiable, il est chargé de liquider le régime matrimonial et d’établir l’état liquidatif par acte authentique.
Lorsque le partage porte sur un ou plusieurs biens immobiliers, l’intervention d’un notaire est obligatoire.
Le partage des biens est soumis à des droits d’enregistrement ou à une taxe de publicité foncière de 1,10 %.
Vous pouvez garder la maison en cas de divorce si : elle vous appartient en propre ; elle vous est attribuée en échange d’une soulte ; vous avez décidé de la conserver en indivision avec votre ex-époux ; elle représente un bien propre de votre ex-conjoint, lequel vous a consenti un bail jusqu’à la majorité de votre dernier enfant.
Il peut être judicieux de vendre votre bien immobilier avant le divorce afin de limiter le montant des droits de partage à payer.
Lorsque le bien immobilier est un bien propre, seul l’époux qui en est propriétaire est tenu de payer le crédit immobilier y afférent.
S’il s’agit d’un bien commun, les co-emprunteurs continuent à rembourser les mensualités du prêt jusqu’au partage.