Il existe plusieurs raisons pour lesquelles on peut vouloir mettre fin à votre relation thérapeutique. Parfois, une relation de dépendance ou de manipulation peut se développer, remettant en question l'équilibre et la confiance entre le thérapeute et le patient. Vous pouvez aussi vous rendre compte que vous projetez constamment votre névrose sur votre psy, ce qui peut freiner votre développement personnel. Le/la psychologue ne doit pas devenir indispensable dans la vie du patient. L'objectif est d'arriver à un stade d'autonomie où le patient prend ses responsabilités en s'acceptant. Il doit être capable d'exprimer pleinement son libre arbitre et être plus assertif dans sa vie. Le bon moment pour mettre fin à une thérapie est lorsque vous avez surmonté vos inhibitions, vos résistances, et que vous comprenez les schémas répétitifs à ne pas reproduire. C'est lorsque vous vous sentez moins empêché dans votre vie personnelle ou professionnelle et que vous êtes en mesure de faire face à l'échec. Dès lors que le patient connait ses mécanismes, qu'il a déconstruit et reconstruit ses schémas de pensées et qu'il est capable de parler de lui avec de la bienveillance, il semble que la thérapie a achevé son objectif. Ne pas être capable de se séparer sainement, mettre un terme à une relation révèle une problématique sous-jacente de séparations. Lors d'une thérapie, il y a une période dite de plateau qui se manifeste souvent par le sentiment de tourner en rond. Il faut absolument éviter de quitter le travail thérapeutique à ce moment-là. Il est indispensable pour se confronter à ses problématiques. Par contre, si cette période dure trop longtemps, il ne faut pas hésiter à le verbaliser auprès de son thérapeute.