Lorsqu'un étranger divorce, ses liens d'attache en France peuvent être remis en cause, et en conséquence son séjour en France peut être compromis. Si celui-ci souhaite rester en France, ses démarches dépendront du titre de séjour dont l'étranger est en possession durant la période du divorce. Tous les titres de séjour ayant la mention vie privée et familiale sont à risque d'être remis en cause devant toute séparation, quelle que soit la nationalité du conjoint. Le plus souvent, les étrangers mariés à des Français ont un titre de séjour en tant que conjoint de français. Dans ce cas, leur séjour est directement lié à leur mariage, et en cas de divorce, le titre de séjour n'est plus de droit et le changement de statut est inévitable. Ces personnes se tournent alors naturellement vers un changement de statut, vers salarié s'ils travaillent, ou un statut de parent d'enfant français lorsque le couple a eu un enfant. Les procédures de divorce prennent toujours un certain temps à se concrétiser. Dans tous les cas, les changements de situations familiales et administratives retentiront sur les preuves de vie que les étrangers pourront fournir à la préfecture dans le cadre d'un prolongement de leur séjour en France.