Si vous aidez financièrement ou en nature votre enfant majeur en état de besoin, il est souvent préférable de ne pas le rattacher, puisque la déduction de la pension alimentaire permet une économie d’impôt supérieure à l’avantage de la demi-part de quotient familial. Ceci est d’autant plus vrai que, plus la tranche marginale d’imposition du ou des parents est élevée, plus la déduction de la pension alimentaire, par rapport à la demi-part de quotient familial, est intéressante.
Rattacher votre enfant permet de bénéficier d’une demi-part fiscale supplémentaire au titre de votre quotient familial.
Le nombre de parts étant plus important, le montant de l’impôt est par conséquent plus faible.
Cependant, le gain fiscal est limité à 1 759 € au titre du plafonnement des effets du quotient familial pour chaque demi-part additionnelle.
Ne pas rattacher votre enfant permet de déduire une pension alimentaire de vos revenus, dans la limite d’environ 6 000 € et sous réserve que votre enfant soit en état de besoin.
Dans certains cas, il peut être néanmoins plus intéressant de rattacher votre enfant.
Cela vous concerne si vous avez déjà deux enfants à charge : le rattachement d’un troisième enfant permet d’obtenir, non pas une demi-part, mais une part entière supplémentaire.
Vous êtes célibataire, divorcé ou séparé et que vous élevez seul un ou plusieurs enfants : le rattachement du premier enfant à charge permet d’obtenir, non pas une demi-part, mais une part entière supplémentaire.
Attention, si votre enfant perçoit des revenus imposables importants et qu’il est rattaché à votre foyer fiscal, ses revenus seront potentiellement taxés à un taux d’imposition important.
Au contraire, en cas de non rattachement, s’il avait déclaré seul ses revenus, votre enfant aurait probablement été non imposable.
Dans ces circonstances, il convient de chiffrer les 2 hypothèses.