L’État collecte une taxe sur le paiement d’un rachat de soulte.
L’administration fiscale applique un taux de 5,8 % calculé sur le montant de la soulte.
Cette taxation, qui est appelée les droits de mutation, est généralement versée au notaire par la personne qui effectue un rachat de quote-part.
La taxe fiscale est obligatoire pour tous les rachats de soulte, il n’est pas possible d’y échapper étant donné que l’opération ne peut être mise en place qu’avec un passage chez un notaire.
Avant de procéder au paiement d’une soulte, celui-ci va effectivement s’assurer que les droits de mutation lui ont bien été versés pour faire signer ensuite l’acte liquidatif aux ex-époux ou l’acte authentique aux cohéritiers.
Un ex-conjoint qui perçoit une soulte suite au rachat de sa quote-part sur un bien immobilier, par exemple, n’a pas à renseigner cette somme sur sa déclaration annuelle d’impôt.
Les droits de mutation sont généralement payés par celui qui rachète les parts, bien que le couple divorcé ou les héritiers puissent convenir d’un partage.
Cependant, la soulte perçue ne fait pas l’objet d’une déclaration que si la compensation est payée avec un seul versement.
Si les copropriétaires se sont entendus sur un paiement échelonné sur plusieurs années notamment, le total annuel devra être déclaré sur la fiche d’impôt du bénéficiaire.
Le paiement échelonné d'une soulte est-il imposable ?
Oui, si la soulte est versée en plusieurs fois, chaque montant reçu doit être déclaré par le bénéficiaire.
Cela peut impacter son imposition annuelle.
Si la soulte versée comprend une plus-value immobilière, le bénéficiaire doit la déclarer à l’administration fiscale, car elle entrera en compte dans l’impôt sur le revenu avec un taux d’imposition de 19 %, plus des prélèvements sociaux de 17,2 %.