Les enfants dont les parents se séparent vivent l’année de la séparation dans un ménage dont le niveau de vie est en moyenne 19 % inférieur à celui précédant la séparation.
Cette baisse de niveau de vie est durable : cinq ans après la séparation, le niveau de vie des enfants dont les parents se sont séparés est toujours inférieur d’environ 12 % en moyenne à leur niveau de vie avant la séparation.
L’impact est plus fort lorsque les enfants résident avec leur mère, le cas le plus fréquent de loin.
L’étude ne fait pas apparaître de grandes différences en fonction de la taille de la fratrie.
Si l’impact sur le niveau de vie s’atténue, voire disparaît dans le temps lorsque le parent gardien se remet en couple, cette situation n’est pas majoritaire.
Selon les auteurs, la remise en couple du parent gardien ne concerne qu’une proportion minoritaire des enfants, qui croît de manière régulière mais lentement : 5 % d’entre eux sont concernés l’année suivant la séparation, près de 20 % trois ans après, et près de 30 % six ans après.
Ainsi, six ans après la séparation, 70 % des enfants vivent encore avec le parent gardien seul.
Quand on compare la situation avec les enfants du même âge dont les parents restent ensemble, le contraste est plus fort : la différence de niveau de vie après la séparation est encore plus marquée, de l’ordre de 27 % l’année de la séparation, et toujours 22 % au bout de cinq ans.
Une étude ancienne de l’INED (2002) concluait que quelle que soit le milieu social, la rupture du couple parental est associée à une réussite scolaire plus faible chez l’enfant.