Lorsque vous empruntez une somme d’argent ou, dans le cas contraire, que vous prêtiez une somme d’argent, vous devez signer un document qui formalise la dette contractée ou consentie. La dette reste donc due à l’organisme ou au particulier mais pendant un certain temps seulement. Cette dette, comme toute dette, est assortie d’un délai de prescription, autrement dit d’un délai au cours duquel la personne détentrice de cette créance peut en réclamer son remboursement. En d’autres termes le débiteur sera libéré de son obligation et ne sera plus tenu de procéder au remboursement de sa créance, le titre dont dispose le créancier sera alors dépourvu de pouvoir à l’issu de ce délai de prescription. Le délai de prescription d’une dette varie en fonction de plusieurs critères fixés par la loi. En droit civil : la loi n°2008 561 La loi 17 juin 2008 a réformé pour le simplifier le droit des prescriptions civiles. Pour une dette immobilière ou une dette envers un particulier, le délai de prescription est de 2 ans. Pour les créances détenues envers un commerçant, un professionnel ou une société commerciale, il s’étend à 5 ans. L’article 2224 du Code civil précise que « les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer. » En d’autres termes, en tant que créancier, vous avez strictement 5 ans pour réclamer en justice le paiement en question porté à votre connaissance.