Une augmentation du stress. Le sexe peut être une source importante de détente et de libération du stress, notamment parce qu'il libère les hormones associées à des sentiments de bonheur. L'activité sexuelle régulière est connue pour augmenter les niveaux de certaines hormones, comme l'ocytocine, les endorphines et la testostérone. Par conséquent, l'abstention de sexe conduit généralement à une diminution des niveaux de ces hormones.
Arrêter d'avoir des rapports sexuels c'est se priver de ces hormones bénéfiques. L'impact sera plus conséquent chez les personnes atteintes régulièrement par le stress et l'anxiété.
Une moins bonne lubrification féminine. Le manque de rapports sexuels diminue la lubrification en raison du manque d'hormones telles que les œstrogènes. Pour les femmes plus âgées, le vagin peut avoir du mal à se lubrifier lorsque vous recommencez à avoir des rapports sexuels.
Si vous prenez une jeune femme de 20 ou 30 ans, elle aura beaucoup d'œstrogènes pour s'assurer que ces tissus restent sains, élastiques et lubrifiés quand elle n'a pas de relations sexuelles. Si vous prenez une femme de plus de 50 ou 60 ans, elle n'aura pas assez d'oestrogènes pour compenser l'abstinence.
Une baisse de l'estime de soi. En cas d'absence de rapports sexuels, une personne peut se sentir moins désirable ou moins en phase avec son corps. La sexualité est un sacré booster de confiance en soi. Chez l'homme, on retrouve l'idée de performance. L'activité sexuelle peut être une source de validation et de renforcement de l'estime de soi.
Le sexe peut être perçu comme une affirmation de l'attractivité, du désir, et de la compétence sexuelle. L'abstinence subie, par exemple due à un manque de partenaire sexuel ou à des problèmes relationnels, peut parfois mener à des sentiments d'insuffisance ou de rejet.
L'absence prolongée de contact physique dans le contexte de l'abstinence sexuelle peut avoir des conséquences négatives sur l'humeur et la santé mentale.
L'ocytocine est libérée pendant les contacts physiques intimes, y compris les câlins, les caresses et les relations sexuelles. L'abstinence sexuelle peut entraîner une diminution de la libération de cette hormone, ce qui pourrait affecter le sentiment de connexion et de bien-être.
Une baisse de libido. Pour certaines personnes qui s'abstiennent de faire l'amour, moins elles font l'amour moins elles en ont envie. Pour d'autres c'est l'inverse, l'absence de relation sexuelle rebooste le désir sexuel.
Cela dépend notamment de si l'abstinence est un choix ou pas.
Des problèmes d'érection chez l'homme. L'abstinence sexuelle chez l'homme pourrait entraîner des dysfonctions érectiles. Les hommes déclarant avoir des rapports sexuels moins d'une fois par semaine présentaient une incidence deux fois plus élevée de dysfonction érectile que ceux déclarant des rapports sexuels une fois par semaine.
Le risque de dysfonction érectile était inversement proportionnel à la fréquence des rapports sexuels.
Des troubles urinaires. Les orgasmes peuvent renforcer les muscles du plancher pelvien, ce qui peut aider à éviter l'incontinence plus tard dans la vie. Par contre, l'activité sexuelle est un des facteurs de risque d'infections urinaires donc l'abstinence réduit ce risque.