La prestation compensatoire est fixée selon les besoins de l'époux à qui elle est versée et les ressources de l'autre en tenant compte de la situation au moment du divorce et de l'évolution de celle-ci dans un avenir prévisible.
Il existe différentes méthodes pour calculer la prestation compensatoire, notamment la méthode de Monsieur MARTIN SAINT LEON, qui consiste à déterminer une unité de mesure égale au différentiel mensuel pour l'époux débiteur, calculé en fonction de la moyenne des deux revenus.
A cette unité de mesure, on applique des coefficients en tenant compte de l'âge du créancier et de la durée du mariage, que l'on multiplie ensuite par 3.
L'application de cette formule donne lieu à un barème spécifique pour l'âge du créancier et la durée du mariage, qui permet de déterminer le montant de la prestation compensatoire.
D'autres méthodes de calcul existent également, telles que la méthode doctrinale ou la méthode d'ajustement, qui peuvent également être utilisées pour estimer le montant de la prestation compensatoire.
Ces méthodes prennent en compte différents facteurs tels que les revenus des époux, leur âge, la durée du mariage, ainsi que les conséquences des choix professionnels faits pendant la vie commune.
Le juge peut prendre en considération un certain nombre d'éléments non limitativement énumérés par l'alinéa 2 de l'article 271 du Code Civil, tels que la durée du mariage, l'âge et l'état de santé des époux, leur qualification et leur situation professionnelle, ainsi que le patrimoine estimé ou prévisible des époux.
Les juges retiennent plusieurs méthodes de calcul et font une moyenne de celles-ci pour estimer la prestation compensatoire à devoir à l'époux lésé.
La prestation compensatoire est fixée selon les besoins de l'époux à qui elle est versée, et selon les ressources de l'autre.
Le montant de la prestation compensatoire peut être calculé en tenant compte de l'ensemble de ces éléments et des différentes méthodes de calcul existantes.