La désolidarisation des dettes du conjoint est un concept qui apparait dans le cadre d'un divorce, où les dettes communes contractées pendant le mariage sont partagées à parts égales entre les époux, mais il existe certaines exceptions. Selon l'article 220 du Code civil, les dettes excessives, telles que les dettes de jeu ou les achats à tempérament non décidés d'un commun accord, ne sont pas prises en charge par l'autre époux. De même, les dettes contractées par un seul époux avant le mariage ou sous le régime de séparation de biens sont considérées comme des dettes personnelles et ne sont pas partagées. Le juge aux affaires familiales est compétent pour apprécier le caractère excessif ou l'utilité d'une dépense. La solidarité du couple prend fin lorsque la dette commune est réglée ou lorsque la mention du divorce est apposée sur l'acte d'état civil des époux. Toutefois, en cas de divorce, les dettes pour l'éducation des enfants restent communes. La désolidarisation des dettes peut varier en fonction des circonstances et des régimes matrimoniaux. Les époux doivent être conscients de leurs responsabilités et de leurs droits concernant les dettes communes et personnelles lors d'un divorce. Les dettes communes contractées avant l'ordonnance de non-conciliation ou le dépôt de la convention de divorce chez le notaire sont considérées comme communes, mais l'époux qui n'est pas à l'origine de la dette peut en exiger le remboursement à son ex-conjoint.