Une réforme unanimement saluée, tant par les parlementaires que par les associations, pour sa mise en œuvre déterminée, humaine et fidèle à l’esprit du législateur. Adoptée à l’unanimité, la réforme a modifié l’article 1691 bis du code général des Impôts et introduit, à l’article L. 247 du Livre des procédures fiscales, une décharge gracieuse de responsabilité. Celle-ci permet désormais d’exonérer de mise en jeu de la solidarité fiscale des ex-conjoints dans des situations jusqu’ici exclues, comme les violences conjugales ou les dettes fiscales résultant d’activités de l’ex-conjoint auxquelles la personne séparée n’a ni participé ni tiré profit. Un an après l’adoption de la loi, les résultats sont significatifs : 484 demandes reçues, contre une moyenne annuelle de 250 à 300 auparavant ; 88 % des décisions ont conduit à une décharge, soit plus du double du taux constaté sous l’ancien régime. 96 M€ de dettes fiscales qui ne sont plus réclamées à l’ex-conjoint, pour un montant demandé de 98,4 M€, soit 97,55 % de satisfaction ; 1,5 M€ remboursés à des personnes indûment prélevées depuis leur séparation. Cette réforme bénéficie en premier lieu à des femmes, dans leur immense majorité, souvent confrontées à des situations humaines et financières complexes à la suite d’un divorce. Une réforme profondément transformatrice pour l’équité fiscale au sein des familles séparées.