La pension alimentaire a vocation à compenser le déséquilibre entre les revenus des parents. Le parent qui a des revenus plus élevés doit verser une pension alimentaire à l’autre parent, en plus du partage des frais des enfants. Quand les enfants ont leur résidence fixée chez l’un des parents seulement, la contribution à l’entretien et à l’éducation (1) versée par l’autre parent se limite au montant fixé par le Juge aux affaires familiales.
En résidence alternée, en plus de la pension alimentaire, tous les frais inhérents aux enfants doivent être partagés au pro rata de leurs revenus respectifs.
Les enfants vivent la moitié du temps avec chacun de leurs parents. En plus de la pension alimentaire fixée à la charge de l’un des parents, tous les frais de la vie courante des enfants, tels que : cantine, école privée, sorties scolaires, activités extra-scolaires, frais médicaux non remboursés, orthodontie, vêtements, fournitures scolaires, colonies de vacances, séjours linguistiques, etc.. sont partagés par les parents.
L’addition peut finalement être lourde.
Cependant, concrètement, qui va payer le professeur de danse chaque trimestre, la cantine tous les mois, ou l’orthodontie à l’adolescence ?
Qui va donner son RIB ?
Dans quel délai l’autre parent remboursera-t-il sa part ?
Pendant des années, les parents sont voués à faire des comptes d’épiciers entre eux.
Ces calculs peuvent être une source de frustration permanente, et une source de culpabilisation des enfants qui s’imaginent être à l’origine du conflit parental.