La femme n'est pas tenue de subvenir à ses propres besoins, même si elle est riche.
Toutefois, si la femme choisit de se montrer généreuse et aide son mari financièrement, cela est sans aucun doute considéré comme une noble qualité et une bonne conduite dans le mariage.
En ce qui concerne l'acte de la femme lorsqu'elle subvient aux besoins de son mari, il s'agit d'un acte de grande vertu, si elle le fait dans l'intention de plaire à Allah.
Deux femmes ont demandé au Prophète (paix et bénédictions sur lui) concernant la récompense de la charité donnée au mari et aux orphelins, et il leur répondit : « Elles auront deux récompenses : la récompense de la parenté et celle de la charité. »
Cependant, si elle accepte et fait preuve de patience envers lui, cela est préférable.
Ibn Qudama a dit dans son ouvrage Al-Mughni : « En résumé, si un homme refuse de subvenir aux besoins de sa femme en raison de sa pauvreté ou de l'absence de moyens, la femme a le choix entre être patiente avec lui ou demander le divorce. ».
Nous conseillons à la femme ainsi éprouvée de faire preuve de patience envers son mari dans le but de maintenir l'unité de la famille.
Si le mari ne subvient pas aux besoins de sa femme, elle a le droit de porter son affaire devant le tribunal pour qu'il lui soit accordé son droit, et elle peut demander le divorce pour cette raison.
Il est préférable et plus prudent que l'épouse ne refuse pas de répondre à son mari sans excuse valable, car il existe des preuves générales qui imposent à la femme l'obligation d'obéir à son mari en matière d'intimité.
Ibn Qudama (l’hanbalite) a écrit dans Al-Mughni : « Si elle accepte de vivre avec lui dans cette situation (le non-paiement de la pension alimentaire), il n'est pas de son devoir de lui permettre l’intimité. ».