L’État ne peut pas directement prélever de l'argent sur les comptes d'épargne, même pour payer l'impôt sur le revenu. Toutefois, dans certaines situations, comme une crise boursière ou pour rembourser la dette publique, il peut intervenir en abaissant le taux d'intérêt des comptes d'épargne. En cas de crise, une banque peut faire appel à ses actionnaires et créanciers pour assumer une perte pouvant atteindre 8 % de son passif total. Si cette solution ne suffit pas, les déposants peuvent être sollicités, mais uniquement à partir d’un certain seuil. Ce dispositif a été mis en place en France en 2016 et concerne surtout les dépôts supérieurs à 100 000 euros. Heureusement, en cas de crise économique, le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) protège l’épargne des particuliers, y compris les comptes courants, les livrets bancaires, les comptes à terme, les épargnes logement, ainsi que certains placements comme les actions et obligations. Cependant, certains comptes bénéficient d’une garantie spécifique de l’État, tels que le livret A, le LDDS et le LEP. Il convient toutefois de noter que le FGDR ne couvre pas les sommes supérieures à 100 000 euros déposées sur ces comptes.