La pension alimentaire est notamment prévue par l’article 212 du code civil : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ».
C’est donc dans le cadre de ce devoir de secours et d’assistance que la pension alimentaire peut être ordonnée, lorsque la séparation du couple entraîne une baisse du niveau de vie d’un des époux.
Elle se traduit par le versement d’une somme d’argent par un des époux à celui dont les ressources se retrouvent amoindries.
Si son montant recueille l’accord des époux, la pension alimentaire peut être convenue amiablement par eux.
A défaut d’entente, c’est le tribunal qui décidera de la somme allouée.
Il n’existe aucun barème, ce qui peut expliquer les importantes disparités pouvant exister entre deux décisions de justice.
Le magistrat se base sur plusieurs critères pour en fixer le montant et prend notamment en considération : la situation professionnelle des deux époux : revenus, pensions… ;
le niveau de vie des époux ;
la situation patrimoniale des époux (biens mobiliers et immobiliers),
les charges des époux : loyer, crédits, impôts, contributions parentales....
Cette liste n’est pas exhaustive, de sorte que le tribunal peut aussi tenir compte d’autres éléments relatifs à la situation personnelle d’un époux.