Pour alléger les frais de notaire, plusieurs options sont possibles. Tout d’abord, la négociation des émoluments notariés peut être avantageuse. Seule une petite portion du montant global, baptisée « émoluments », constitue la rémunération directe du professionnel, et cette partie peut être réduite. Depuis le décret « Macron », un notaire peut appliquer une remise allant jusqu’à 20 % sur la tranche dépassant 100 000 € d’assiette. Il est donc recommandé de mettre plusieurs études en concurrence et de négocier la facturation d’actes complémentaires pour bénéficier d’une diminution des frais d’acquisition.
Une autre option consiste à déduire le mobilier pour alléger les frais d’acquisition. Les équipements présents dans le logement ne relèvent pas de l’immobilier et échappent donc à la taxation. Il est possible d’inscrire ces éléments dans l’acte authentique, avec des justificatifs, pour bénéficier d’une décote sécurisée de 5 % du prix du bien, voire 10 %.
Le choix de la garantie de prêt est également important. L’hypothèque est la plus connue, mais aussi la plus onéreuse. Une alternative existe : la caution via un organisme spécialisé, qui ne nécessite pas de formalité authentique et donc pas de coût notariale additionnel.
Enfin, regrouper ses dossiers peut également permettre de bénéficier d’une remise notariée. Les frais d’acte ne sont pas gravés dans le marbre, et si vous avez plusieurs projets, confier le tout à une seule étude peut déclencher une remise. Depuis 2021, les notaires peuvent réduire de 20 % la part de leurs honoraires au-delà d’un certain seuil.