Selon un barème indicatif, un parent devra verser environ 10% de ses revenus pour un enfant en résidence alternée, 18% pour deux et 25% pour trois. En garde classique, ces pourcentages grimpent à 18%, 31% et 40%. Cependant, un "minimal vital" de 565€ est toujours préservé pour le parent débiteur. Prenons un exemple concret. Paul gagne 2000€ par mois et a deux enfants en garde alternée avec son ex-conjointe. Sa pension alimentaire sera calculée ainsi : (2000 - 565) x 18% / 2, soit environ 130€ par enfant et par mois. S'il avait une garde classique, il devrait verser le double. Le montant fixé n'est pas gravé dans le marbre. Il est indexé chaque année sur l'indice des prix à la consommation. Concrètement, la pension augmente proportionnellement à l'inflation pour maintenir son pouvoir d'achat. Cette réévaluation est automatique et obligatoire. De plus, si la situation du parent débiteur ou les besoins des enfants évoluent significativement, il est possible de demander une révision du montant au juge. C'est par exemple le cas lors d'une perte d'emploi ou de la survenance d'un handicap. La pension peut aussi être revue à la baisse si le parent débiteur a d'autres enfants à charge issus d'une nouvelle union.