Pour réussir à retirer un co-emprunteur d’un prêt immobilier qui est toujours en cours, les co-titulaires du contrat doivent contacter leur banque prêteuse et lui envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception demandant à ce qu’ils se désolidarisent. Le co-emprunteur ne sera alors plus redevable du capital restant dû ni solidaire, ce qui signifie que la banque ne pourra pas se retourner contre lui en cas d’échéances impayées. Sans analyse au préalable, il n’est pas possible d’enlever un co-emprunteur d’un crédit immobilier en réalisant un simple avenant au contrat. Même en cas de séparation, de divorce ou de rupture de pacs, la banque est en droit de refuser la demande de désolidarisation, ce qui va bloquer la suppression du co-emprunteur du crédit immobilier. Pour se retirer d’un prêt immobilier en commun, les emprunteurs doivent transmettre à la banque prêteuse un courrier recommandé avec accusé de réception, précisant leur volonté de se désolidariser. La désolidarisation va permettre au co-emprunteur, qui ne sera plus co-titulaire du contrat, de ne plus être solidaire de la dette en cas de non-paiement des mensualités. La mise en place d’une désolidarisation nécessite que la banque prêteuse réalise un avenant au contrat initial du crédit immobilier en cours. Cette modification administrative, qui va permettre d’enlever le co-emprunteur, est facturée car elle exige un temps de traitement de la part du conseiller bancaire pour s’assurer de sa bonne application. En general, les frais de cette opération sont pris en charge par le conjoint qui rachète la part de l’autre, bien qu’il puisse également s’entendre pour se les partager. Il doit alors effectuer un rachat de soulte pour sortir de l’indivision, tout en déduisant le capital restant du financement. Concrètement, le montant à verser correspond à la part du prêt immobilier que le co-emprunteur a déjà remboursée. Pour retirer le conjoint de l’acte de propriété, le rachat de soulte va être mis en place chez un notaire qui va rédiger un acte authentique, moyennant des frais de notaire de 7 à 8 % du montant racheté, qui comprennent ses émoluments et les divers impôts et frais. En cas de refus de la banque, il est possible de rembourser par anticipation, de renégocier le prêt ou même de faire racheter le prêt par une autre banque pour permettre la suppression du co-emprunteur.