Pour se désolidariser de son conjoint, il existe deux principales solutions : le « rachat » de prêt, où l’emprunteur qui conserve le bien immobilier contracte seul un nouveau prêt pour rembourser l’ancien prêt par anticipation, ou la libération du coemprunteur solidaire avec l’accord de la banque, où la banque accepte de conserver l’un des coemprunteurs pour seul et unique débiteur du prêt et libère l’autre emprunteur.
Si la banque refuse la désolidarisation, il est possible de procéder à un rachat de prêt par une autre banque ou de vendre le bien pour solder le prêt et se partager le solde net du prix.
En dernier recours, si les coemprunteurs décident de se passer de l’accord de la banque, ils doivent s’assurer que le contrat de prêt ne prévoit pas une clause de déchéance en cas de partage du bien sans l’accord préalable de la banque et prendre une hypothèque sur le bien immobilier pour être informé en cas de vente et avoir une priorité sur le bien.
La désolidarisation des emprunteurs permet d’éviter le risque de devoir rembourser la totalité de la dette en cas d’insolvabilité de l’autre emprunteur.
Il est important de noter que la clause de désolidarisation dans l’acte notarié de partage n’est pas opposable à la banque et qu’un accord écrit avec la banque est nécessaire pour libérer définitivement un emprunteur de son engagement.
En cas de refus de la banque, il est conseillé de revoir les conditions de l’assurance-emprunteur pour s’assurer qu’elles correspondent à la nouvelle situation.
Il faut bien avoir conscience qu’en l’absence de libération avec l’accord de la banque, l’indivisaire concerné s’expose à devoir payer le prêt sans garantie absolue de pouvoir être facilement remboursé par l’autre indivisaire.
En résumé, la désolidarisation d’un prêt immobilier nécessite de prendre en compte les règles de solidarité entre emprunteurs, les clauses du contrat de prêt et les implications d’un éventuel refus de la banque, ainsi que les solutions alternatives telles que le rachat de prêt ou la vente du bien.