Le montant de la prestation compensatoire est fixé en fonction des besoins de l’époux à qui elle est versée et des ressources de l’autre, en tenant compte de la situation au moment du divorce et de l’évolution de celle-ci dans un avenir prévisible.
Pour cela, le juge prend plusieurs éléments en considération, notamment la durée du mariage, l’âge et l’état de santé des époux, leur qualification et leur situation professionnelles.
Les conséquences des choix professionnels faits par l’un des époux pendant la vie commune pour l’éducation des enfants et du temps qu’il faudra encore y consacrer ou pour favoriser la carrière de son conjoint au détriment de la sienne sont également prises en compte, ainsi que le patrimoine estimé ou prévisible des époux, tant en capital qu’en revenu, après la liquidation du régime matrimonial.
Le juge prend aussi en compte leurs droits existants et prévisibles, ainsi que leur situation respective en matière de pensions de retraite.
Il n’existe pas de méthode unique pour calculer le montant de la prestation compensatoire.
Il existe plusieurs méthodes de calcul de la prestation compensatoire qui sont utilisées en pratique, notamment la méthode de la pension alimentaire, la méthode de la différence de revenus et la méthode du pourcentage du patrimoine.
Cependant, ces méthodes ont une limite commune, car elles se fondent exclusivement sur des éléments chiffrés, sans tenir compte de l’âge du créancier, de la durée du mariage, du nombre d’enfants et surtout des choix de vie faits par les époux pendant le mariage.
Les juges prennent souvent ces méthodes de calcul comme point de départ, puis réajustent le montant obtenu afin de prendre en considération les critères humains.
Dans le cadre d’un divorce contentieux, il est impossible de fixer une méthode mathématique applicable à toutes les situations, puisque chaque divorce a ses propres spécificités.
Il est donc important de solliciter un notaire pour vous aider à réaliser un audit patrimonial et à mettre en exergue les éléments non patrimoniaux.