Tous les intervenants s'accordent sur un point : ce n'est pas le divorce en lui-même qui est destructeur pour l'enfant, c'est le niveau de conflictualité, voire de violence, entre les parents. L'enfant doit rester à sa place d'enfant, il ne peut pas être triangulé comme thérapeute conjugal. J'entends parfois qu'il y a de l'échec scolaire chez les enfants de divorcés. Je rétablis : bien sûr que ce n'est pas une bonne nouvelle de divorcer, mais si l'enfant est dans un climat serein qui lui permet de se concentrer, d'être motivé, il n'y aura pas d'échec scolaire. Un divorce, ça fait partie de la vie, c'est une rupture d'attachement, c'est difficile, ça vient casser le quotidien rassurant de l'enfant, mais si la relation de parents se perpétue de bonne façon, à ce moment-là, ce n'est pas un traumatisme pour l'enfant. Pour bien vivre la fin de l'illusion de l'amour éternel entre son papa et de sa maman, l'enfant a besoin de savoir deux choses. Tout d'abord que ses parents ne se séparent pas de lui, qu'ils l'aimeront toujours et qu'ils seront toujours présents pour lui. Mais également qu'il n'est en rien responsable de la situation : il ne peut "ni séparer, ni réparer" le couple parental. C'est ce qui le parasite qui le fait échouer à l'école.