Quels sont les effets du divorce sur les enfants ?

Renée Bazin
2025-07-08 22:10:02
Nombre de réponses
: 23
La séparation parentale se traduit par une baisse de niveau de vie marquée et durable pour les enfants concernés : 19 % en moyenne l’année de la rupture et toujours 12 % cinq ans après.
La baisse initiale est plus forte pour les enfants qui résident principalement avec leur mère, mais il n’y a plus d’écart avec ceux qui vivent avec leur père cinq ans après la séparation.
Le taux de pauvreté fait plus que doubler, pour atteindre 29 % l’année de la séparation.
Il est toujours de 21 % cinq ans après.
Les séparations se traduisent par un risque accru d’entrée en pauvreté, notamment pour les enfants de ménages au niveau de vie intermédiaire avant la séparation.
Les taux de pauvreté atteignent des niveaux très élevés pour les enfants de familles nombreuses.
Si on compare le niveau de vie des enfants concernés à celui des enfants dont les parents sont restés ensemble, l’écart croît avec le niveau de vie avant séparation : il est de 20 % l’année de la séparation pour les enfants issus du cinquième des ménages les plus aisés, contre 6 % pour les enfants issus du cinquième des ménages les plus modestes.
Cet écart diminue mais ne se résorbe pas avec le temps.
Les séparations entraînent un déménagement pour six enfants sur dix dans les trois ans qui suivent la séparation, dont 38 % l’année de la rupture - des déménagements plus fréquents pour les enfants qui vivent avec leur mère.
Après la séparation, moins d’enfants vivent dans un logement dont l’un des parents est propriétaire, et davantage dans un logement social, notamment pour ceux qui vivent avec leur mère.

René Duhamel
2025-06-28 03:48:45
Nombre de réponses
: 12
L'enfant doit rester à sa place d'enfant, il ne peut pas être triangulé comme thérapeute conjusal.
J'entends parfois qu'il y a de l'échec scolaire chez les enfants de divorcés.
Je rétablis : bien sûr que ce n'est pas une bonne nouvelle de divorcer, mais si l'enfant est dans un climat serein qui lui permet de se concentrer, d'être motivé, il n'y aura pas d'échec scolaire.
En revanche, si ça crie dans la maison, si les portes claquent, si maman vient le voir en pleurant, si papa s'énerve, le cerveau de l'enfant va être submergé par l'hypervigilance et les hormones de stress, et il va avoir des troubles de l'apprentissage.
C'est ce qui le parasite qui le fait échouer à l'école.
Un divorce, ça fait partie de la vie, c'est une rupture d'attachement, c'est difficile, ça vient casser le quotidien rassurant de l'enfant, mais si la relation de parents se perpétue de bonne façon, à ce moment-là, ce n'est pas un traumatisme pour l'enfant.
C'est extrêmement réparateur pour l'enfant que le parent ne soit jamais dans le déni, la minimisation, la méconnaissance de sa souffrance.
La difficulté fait partie de la vie, mais quand l'entourage que vous aimez le plus nie votre souffrance, alors là, il y a un trauma.