Ces avantages peuvent être également considérés comme des inconvénients.
En effet, la solidarité est totale dans le cadre d'un compte joint.
Cela signifie que si vous vous associez sur un compte joint avec quelqu'un qui ne sait pas gérer ses dépenses, vous devrez tous les deux renflouer le compte pour qu'il ne soit pas à découvert.
La dette est partagée entre tous.
C'est également le cas si un chèque impayé est émis.
Les conséquences peuvent être graves puisqu'un chèque impayé peut mener à l'interdit bancaire.
Cet état de fait peut cependant être changé si, au moment de la souscription au compte joint, vous désignez un responsable unique.
Dans ce cas, il sera le seul interdit bancaire en cas de problème majeur.
Vous l'aurez compris, le principal désavantage d'un compte joint réside dans le risque de mauvaise gestion de celui-ci.
Afin de vous prémunir contre ce genre de désagréments, il est possible de mettre en place quelques règles entre cotitulaires.
Mettre un montant mensuel équivalent sur le compte, utiliser le compte pour des dépenses bien définies ensemble, s'informer mutuellement lors d'un achat important...
ces quelques règles basiques permettent de bien vivre la mutualisation du compte.
Cependant, il est encore une fois évident que la confiance doit être de mise.
Afin de profiter des avantages du compte joint sans en subir les désagréments, certains choisissent de conserver un compte personnel en plus du compte joint.
Cela permet de garder une certaine indépendance et de limiter les dégâts en cas de désaccord.
Il est également important de noter qu'en cas de décès d'un des cotitulaires du compte joint, celui-ci ne sera pas bloqué, mais la moitié de la somme sur le compte au moment du décès sera gardée par la banque afin d'être redistribuée à qui de droit.
En effet, celle-ci considère par défaut que le montant sur le compte est réparti équitablement entre les deux cotitulaires.