Les causes culturelles d’une faible estime de soi. Pour la culture, depuis notre enfance nous sommes « classés » et on compare notre performance aux autres élèves à l’école, puis à nos collègues au travail. Le fait d’être en-dessous de la moyenne en termes de performance peut se traduire par un sentiment (erroné) de ne pas être à la hauteur en tant que personne.
Toujours sur la culture, les réseaux sociaux, par la puissance et la sélectivité de ce qui y est publié (les moments positifs forts de la vie des gens, pas leurs moments de déprime en général), font que nous pouvons en tirer la conclusion (encore erronée) que la vie doit toujours être exaltante et joyeuse et que, sinon, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez nous.
Enfin, le développement personnel avec des accroches du types « les 5 clés de la réussite » ou « les 3 secrets des couples heureux » font croire (à tort) que ces sujets sont simples et que, si on n’y arrive pas, c’est que nous sommes le problème.
Les causes psychologiques du manque d’estime de soi. Enfin sur le plan psychologique, lorsque notre cerveau n’est pas occupé à une tâche, c’est ce qu’on appelle le mode par défaut qui prend les commandes.
Il amène (entre autres) à l’introspection, autrement dit aux pensées sur soi.
Le problème est que ces pensées ont tendance à être négatives.
Il y a également les propriétés du langage et donc de la pensée humaine.
D’autres animaux savent comparer des objets entre eux selon leurs propriétés physiques mais les petits humains sont les seuls à apprendre à comparer sur le plan symbolique, par exemple de la valeur.
La preuve, assez jeune, on comprend qu’une pièce d’un euro vaut plus qu’une pièce de cinquante centimes même si celle-ci est physiquement plus grosse.
C’est ce qui fait qu’on va apprendre très tôt à comparer notre valeur à celle des autres.
Ce qui ne nous empêche pas d’essayer de régler la question, en luttant en permanence, notamment pour être à la hauteur en termes de performance ou au-dessus des autres.
Le problème est que la victoire est fragile : on ne peut pas être au top tout le temps et toute sa vie et on revient à la case départ.