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Que disent les religions à propos du divorce ?

René Martel
René Martel
2025-08-19 01:31:05
Nombre de réponses : 20
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La religion d’un époux ne peut pas en soi constituer une faute. La pratique religieuse peut être une faute si elle nuit à la vie familiale. Le juge va alors évaluer si la pratique est manifestement excessive et perturbante pour les autres membres de la famille. Si la pratique va à l’encontre de l’intérêt de la famille, la faute peut être reconnue. Concernant l’éducation des enfants, une faute peut également être reconnue si un époux a agi à l’insu de son conjoint ou contre son avis. L’éducation religieuse entre dans les actes importants. Tous les choix qu’elle implique doivent donc être faits avec l’accord des deux parents. En cas de conflit, le Juge aux affaires familiales peut être saisi pour trancher le litige. Il ne peut prendre en compte que l’intérêt de l’enfant. Il ne peut agir que si l’enfant est menacé. C’est par exemple le cas pour une limitation ou un retrait de droit de visite : il faut un motif grave. Il peut être lié à la religion, mais il faut alors prouver que la pratique est excessive et que l’enfant doit être protégé. Si l’autorité est exercée par un seul des parents, l’autre garde tout de même un droit de regard en matière d’éducation et de surveillance de l’enfant. L’éducation religieuse en fait notamment partie. La liberté religieuse est une liberté fondamentale : elle doit être assurée à tous par tout moyen. Chacun a la liberté de croire et la liberté de manifester sa croyance.
Thibaut Foucher
Thibaut Foucher
2025-08-05 16:06:55
Nombre de réponses : 16
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Pour les personnes divorcées et engagées dans une nouvelle union, remariées civilement ou non, ainsi que pour les personnes baptisées ayant épousé une personne divorcée, le droit de l’Eglise ne reconnaît pas la validité du second lien tandis que demeure la permanence du premier. La question de la non-admission des sacrements de mariage, pénitence et eucharistie est vécue douloureusement pour beaucoup et est souvent mal comprise. Ces sacrements sont signes de l’alliance établie du Christ et de l’Eglise, qui invite alors les divorcés remariés à vivre en chrétiens leur situation, comme un réel chemin de sainteté possible. La grâce de Dieu ne se limite pas aux sacrements : elle se déploie dans la réception de la Parole de Dieu et dans la prière, l’esprit de charité, l’engagement pour la justice et la paix, le pardon mutuel, etc. Avec un grand amour, tous feront en sorte qu’ils ne sentent pas séparés de l’Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie.

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