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Est-ce que les divorcés remariés peuvent communier ?

Geneviève Letellier
Geneviève Letellier
2025-08-29 06:59:44
Nombre de réponses : 17
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L'exhortation apostolique Amoris laetitia du Pape François ouvre la possibilité d'accéder aux sacrements de la Réconciliation et de l'Eucharistie lorsque, dans un cas particulier, il y a des limitations qui atténuent la responsabilité et la culpabilité. Le magistère des précédents pontifes reconnaissait déjà la possibilité pour les divorcés de nouvelles unions d'accéder à l'Eucharistie, à condition qu'ils prennent l'engagement de vivre dans la pleine continence. François maintient la proposition de la pleine continence pour les personnes divorcées et remariées dans une nouvelle union, mais admet qu'il peut y avoir des difficultés à la pratiquer et permet donc dans certains cas, après un discernement adéquat, l'administration du sacrement de réconciliation même si l'on ne peut pas être fidèle à la continence proposée par l'Église. L'accès aux sacrements des divorcés engagés dans une nouvelle union résulte d’un processus de discernement personnel et pastoral. Le prêtre doit être l'évaluateur de la situation donnée des couples concernés, en les accueillant, en les écoutant attentivement et en leur montrant le visage maternel de l'Église. Cette prise de conscience individuelle, accompagnée par un prêtre et éclairée par les orientations de l'Eglise, est appelée à se former pour évaluer et porter un jugement suffisant pour discerner la possibilité d'accéder aux sacrements. Le processus d'accompagnement n’est pas appelé à se terminer nécessairement avec les sacrements, il peut être orienté vers d'autres formes d'intégration à la vie de l'Église.
Denis Bonneau
Denis Bonneau
2025-08-25 11:05:39
Nombre de réponses : 22
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Les directives du pape François pour les divorcés remariés appellent à une approche au cas par cas, à l'initiative des évêques, qui ouvre discrètement un possible accès à la communion de certains divorcés remariés civilement et exclut toute condamnation définitive. La doctrine de l'Eglise catholique interdit en effet l'accès aux sacrements comme la communion ou la confession aux divorcés remariés, estimant que leur nouvelle union est une trahison devant Dieu de leur premier -- et unique -- conjoint. A cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché - qui n'est pas subjectivement imputable ou qui ne l'est pas pleinement - l'on puisse vivre dans la grâce de Dieu, en recevant à cet effet l'aide de l'Eglise. Dans certains cas, il peut s'agir aussi de l'aide des sacrements. Le pape confie aux prêtres la mission d'accompagner les personnes intéressées sur la voie du discernement selon l'enseignement de l'Église et les orientations de l'évêque, en précisant bien que cela doit passer par une longue réflexion et un réel repentir. Les divorcés remariés ont donc toute leur place dans l'Eglise, assure le pape en appelant les prêtres à dépasser les diverses formes d'exclusion actuellement pratiquées dans les domaines liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel à leur encontre. Il n'est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une situation dite +irrégulière+ vivent dans une situation de péché mortel, privé de la grâce sanctifiante. Personne ne peut être condamné pour toujours.

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Zacharie Girard
Zacharie Girard
2025-08-14 15:50:53
Nombre de réponses : 15
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Si un personne divorcée n’essait pas de se remarier, elle peut continuer à recevoir la Communion. Mais si un époux se remarie alors que l’autre conjoint est encore en vie, il commet un adultère. C’est pourquoi l’Eglise, sans juger ni condamner personne, invite ces personnes - souvent très généreuses et profondément éprouvées par la vie - à renoncer à cette union, contraire aux 6ème Commandement. Les divorcés remariés appartiennent toutefois à l’Eglise, qui les accueille et les suit avec une attention particulière afin qu’ils cultivent un style de vie chrétien de différentes manières. Le non-accès à la communion ne s’applique pas aux personnes divorcées, mais aux personnes divorcées-remariées. Il arrive parfois que, aveuglé par la passion amoureuse, une jeune personne s’engage dans un mariage sans en réaliser les conséquences. Si cette personne ne reçoit pas la formation requise de préparation au mariage, il probable que le mariage ne soit pas valide. Si cette dernière conclue à la nullité du mariage, la personne a le droit de se "marier". Notez bien, il ne s’agit pas d’un "re-mariage", mais d’un seul et unique "mariage".
Vincent Chauvin
Vincent Chauvin
2025-08-05 11:55:15
Nombre de réponses : 18
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La question de la non-admission des sacrements de mariage, pénitence et eucharistie est vécue douloureusement pour beaucoup et est souvent mal comprise. Les sacrements sont signes de l’alliance établie du Christ et de l’Eglise, qui invite alors les divorcés remariés à vivre en chrétiens leur situation, comme un réel chemin de sainteté possible. La grâce de Dieu ne se limite pas aux sacrements : elle se déploie dans la réception de la Parole de Dieu et dans la prière, l’esprit de charité, l’engagement pour la justice et la paix, le pardon mutuel, etc. Et ces personnes demeurent à part entière membres de l’Eglise, qui doit en avoir particulièrement soin. Avec un grand amour, tous feront en sorte qu’ils ne sentent pas séparés de l’Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie.

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Chantal Le Goff
Chantal Le Goff
2025-08-05 11:30:53
Nombre de réponses : 13
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Jusqu'en 2016, ces personnes ne pouvaient ni communier ni recevoir l'absolution. Les personnes divorcées remariées ou vivant maritalement ne pouvaient "jusqu’à maintenant" ni communier ni recevoir l’absolution. Désormais, les divorcés remariés doivent être accueillis et accompagner individuellement au sein des paroisses. Ils sont invités à suivre un parcours spirituel "comparable au catéchuménat", Et cela peut aller, dans un certain nombre de cas, jusqu’au sacrement du pardon et au retour à la communion… dans la discrétion - de manière à ce qu’il n’y ait pas de scandale. Le pape François a voulu "dépasser la logique du droit canon qui enferme dans la même condamnation ceux qui ont provoqué un divorce, ceux qui l’ont subi, ceux qui se remarient pour donner un beau-père ou une belle-mère à leurs enfants…" Il y a désormais un chemin spirituel, au cas par cas... Si quelqu’un vient se confesser et me dit je suis divorcé, je ne vais pas lui dire je ne vous donne pas l’absolution, je vais dire : le pape François a ouvert un chemin, vous pouvez désormais être accueilli et puis rentrer dans un accompagnement personnel.