:

Est-il possible de divorcer et de se remarier à l'Église catholique ?

Aurore Millet
Aurore Millet
2025-08-18 05:03:36
Nombre de réponses : 18
0
Or, dans certains cas, il est possible de passer devant monsieur le curé une seconde fois, grâce à une procédure spécifique justifiée par des motifs de nullité : l’annulation du mariage. Un mariage à l’église après un divorce semble donc impossible pour les futurs époux après une première union. Or, certaines situations permettent aux conjoints de déposer une demande d’annulation reconnue par les prêtres. Cette procédure, déposée auprès de l’officialité diocésaine, doit apporter des motifs de nullité. Les époux peuvent évoquer l’erreur sur la personne, son incapacité à assumer les obligations essentielles du mariage, le défaut de consentement pour manque de discernement, ou la non-consommation. Cette procédure est tranchée par le tribunal ecclésiastique. Aux yeux de l’Église, le mariage est ce que Dieu a uni et que la loi de l’homme ne sépare pas. Ce consentement ne peut donc pas être rompu par un divorce civil. La loi du Seigneur et celle des hommes ne sont pas les mêmes. Pour l’Église catholique, le lien unissant deux personnes devant Dieu ne peut être défait, même par le divorce. Il est considéré comme un véritable engagement sacramentel.
Juliette Hernandez
Juliette Hernandez
2025-08-05 15:52:59
Nombre de réponses : 21
0
L’Église ne se reconnaît pas le droit de délier « ceux que Dieu a unit ». Ainsi l’Église ne reconnaît pas le divorce. Une personne divorcée civilement est donc considérée par l’Église comme toujours « liée » par l’engagement du sacrement de mariage. Si cette personne contracte un « nouveau mariage civil » elle ne peut pas de nouveau recevoir le sacrement du mariage. Son nouvel engagement civil, l’empêche de s’approcher de la réception du sacrement du pardon et de celui de l’Eucharistie. L’Église ne porte pas de jugement sur sa « nouvelle vie » mais l’invite à trouver les chemins d’ une vie spirituelle et chrétienne en cohérence avec son nouvel engagement. Il peut être demandé à l’Église de vérifier si les conditions pour qu’il y ait lien étaient présentes au moment de l’engagement, c’est le Tribunal ecclésiastique qui peut alors dire que non, l’on parle alors de « nullité ».

Lire aussi

Que dit la religion sur le divorce ?

L’Église ne se reconnaît pas le droit de délier « ceux que Dieu a unit ». Ainsi l’Église ne reconna En savoir plus

Que disent les religions à propos du divorce ?

Pour les personnes divorcées et engagées dans une nouvelle union, remariées civilement ou non, ainsi En savoir plus

François Charpentier
François Charpentier
2025-08-05 12:18:39
Nombre de réponses : 17
0
Il existe plusieurs cas de figure et l’Eglise catholique envisage la possibilité d’un second mariage religieux, à condition que certains critères soient respectés. Le sacrement du mariage est indissoluble uniquement sur la période de la vie terrestre des deux époux. Lorsque l’un des deux décède, le sacrement est rompu et il est tout à fait possible de se remarier à l’église après avoir fait son deuil. L’un des deux époux a connu un premier mariage civil, mais non religieux, auquel cas il est tout à fait possible de se remarier à l’église puisque l’Eglise Catholique ne reconnaît pas le mariage civil. Il existe cependant de rares cas où elle peut reconnaître la nullité du premier mariage religieux. Les institutions catholiques peuvent reconnaitre la nullité du premier mariage religieux pour remettre en question l’existence d’un véritable engagement sacramentel des époux dès le début de leur mariage. Sous l’influence du Pape François, l’Eglise catholique tend cependant à étudier avec une psychologie différente les différents dossiers pour redonner une chance aux personnes ayant connu un premier échec de mariage et leur permettre de refonder une famille suite à une nouvelle rencontre amoureuse.