Les femmes dans des relations hétérosexuelles demandent le divorce beaucoup plus fréquemment que les hommes, d’après les statistiques.
Elles sont à l’origine de 70 % des cas de divorces aux États-Unis, rappelle Slate, et de 62 % au Royaume-Uni.
En France, 75 % des demandes sont initiées par des femmes.
Chiffre encore plus parlant, 45 % des mariages se finissent en divorce dans l’Hexagone.
J’ai deux explications.
La première, c’est celle qui me vaut le plus de critiques, c’est que les hommes passent d’un nid à un autre, et qu’ils ne veulent pas être seuls, et qu’en général, quand ils partent, c’est qu’il y a quelqu’un dans le paysage.
Les femmes, surtout quand elles sont économiquement indépendantes, et elles le sont de plus en plus, dans la majorité des cas que j’ai, elles partent sans qu’il n’y ait personne d’autre.
Les femmes sont, je pense, beaucoup plus intolérantes à quelque chose d’insatisfaisant émotionnellement.
Elles ont une exigence de satisfaction émotionnelle plus importante que les hommes.
Je crois, parce que durant des millénaires, leur vie était à l’intérieur du foyer.
Donc le foyer, c’est essentiel, c’est leur ancrage.
Aujourd’hui, quand cet intérieur ne leur convient plus, elles partent.
Les femmes bénéficient donc d’un meilleur soutien pour faciliter la transition vers le célibat et sauter le pas du divorce.
Une étude montre que si un ami proche divorce, les chances de divorcer soi-même augmentent de 75 %.