Pour couper les liens financiers avec un ex, il est essentiel de prendre en compte plusieurs aspects cruciaux pour éviter les mauvaises surprises. Tout d’abord, lors du divorce, il est crucial de s’occuper de la désolidarisation des crédits, car les deux époux sont soumis à la solidarité lorsqu’ils contractent un prêt ensemble, tant que celui-ci n’est pas disproportionné par rapport à leur train de vie et qu’il est contracté pour le bien du foyer.
Cette solidarité ne s’annule pas automatiquement au moment du divorce ; il faut expressément en faire la demande au créancier. Cependant, la banque peut refuser la désolidarisation si elle estime que la situation financière de l’un des époux ne permet pas d’assurer le remboursement du crédit.
Même si un juge décide que c’est à l’autre époux de rembourser, cette décision n’est pas opposable à la banque, ce qui signifie que l’autre époux peut toujours être tenu responsable du remboursement. Une exception existe pour les crédits contractés pour des biens qui ne sont pas dans l’intérêt de la famille, comme une voiture de luxe ou un sac à main de luxe, dans lesquels cas l’autre époux peut demander à ne pas payer.
En outre, les dettes fiscales constituent un autre lien financier qui peut subsister après un divorce, car l’impôt dû au Trésor public doit être payé quoi qu’il arrive. La séparation des biens immobiliers peut aussi prendre du temps, notamment si les ex-époux ne sont pas d’accord sur la répartition, pouvant les lier financièrement pendant des mois ou des années.
Lorsqu’il y a des enfants à charge, la situation se complique encore, car les enfants représentent un sujet financier en plus d’être un sujet moral pour les époux. Même après la majorité des enfants, des procédures judiciaires peuvent survenir, par exemple, si le montant de la pension alimentaire doit être revu à la hausse ou si le parent qui verse la pension souhaite la payer directement à l’enfant.
Pour éviter ces complications et désagréments, les époux doivent bien réfléchir aux démarches de désolidarisation auprès de leurs créanciers et s’accorder autant que possible sur la séparation des biens et les frais pour leurs enfants. Idéalement, solder ses crédits avant le divorce est la meilleure manière de se protéger.