D’après une étude de Terra Nova publiée le 22 janvier 2025, les femmes seraient plus exposées à des difficultés qui impacteraient leur quotidien mais également celui de leurs enfants, après le divorce. Pour Arnaud Régnier-Loilier, auteur et directeur de recherches à l’Institut national d’études démographiques (Ined), l’impact économique est plus important chez la femme que chez l’homme. Une fois séparés, le niveau de vie est modifié chez la femme. Dans l’année qui suit le divorce, le confort pour les hommes diminue de 10% tandis que pour la femme, le pourcentage est doublé (20%). Les femmes ont tendance à se concentrer dans un nombre limité de métiers, le plus souvent faiblement rémunérés comparé aux hommes. Si les mères ont la garde à plein temps de leurs enfants à plus de 85%, cette garde exclusive, a de lourdes conséquences sur le travail de la mère célibataire et selon l’âge de ses enfants. L’accès au logement est souvent précaire pour la femme célibataire avec des enfants. 25% des enfants qui habitent chez leur mère vivent dans un logement qui a perdu plus de 37m2 de superficie. Les mamans ainsi que leurs enfants doivent parfois trouver des solutions pour s’héberger le temps de trouver un logement, comme vivre chez un proche. Le lieu d’habitation impacte aussi bien la santé des mères que les enfants. Selon un rapport de Santé Publique France publié en 2016 et actualisé en 2019, le mal-logement peut entraîner des maladies chroniques, des retards de croissance scolaires et psychomoteurs, ainsi qu’un stress accru pour les familles.