A première vue, l’estimation est assez aisée à faire. Un ménage imposé au maximum dans la tranche à 11% économise au mieux 747 en déduisant 6.794 euros de pension. Il est donc tentant de se dire qu’il est préférable ici d’opter pour le maintien de l’enfant dans le foyer, sa demi-part faisant économiser jusqu’à 1.791 euros. Mais il faut savoir que ce montant constitue un plafond. A l’inverse, on peut a priori conclure qu’à partir de la tranche à 30%, détacher l’enfant et déduire une pension est préférable. De fait, l’économie minimale est ici de 2.038 euros (6.794 x 30%), soit plus que le gain possible avec une demi-part supplémentaire. La déduction de 6.794 euros de pension n’est pas automatique, elle doit être justifiée, ce qui implique de prendre en compte les revenus et les dépenses de l'enfant majeur. Un enfant rattaché peut aussi permettre de bénéficier d’aides supplémentaires par ailleurs, lorsque ces dernières dépendent de la composition du foyer. Il faut intégrer dans le foyer ses revenus éventuels, ce qui peut alourdir la facture fiscale, et prendre aussi en compte les autres avantages fiscaux liés au maintien ou au détachement de l'enfant. Ainsi un enfant rattaché peut obtenir une réduction d'impôt de 183 euros s'il est dans le foyer fiscal, mais un détachement peut être plus avantageux si l'on peut déduire 6.794 euros de pension. L’impact du troisième enfant doit aussi être pris en compte car il compte pour une part entière, ce qui peut modifier les calculs fiscaux, et il est conseillé de faire des simulations en amont pour évaluer au mieux les options possibles.