Pour éviter de payer le droit de partage après un divorce, il est possible de partager verbalement les biens avant d’entamer la procédure de divorce. Il faut alors anticiper la vente des biens et partager le prix de vente sans rédiger un acte le constatant. Ainsi, sans preuve écrite, il n’y a pas de taxe à payer.
Il est important de noter que si les époux décident de conserver des biens immobiliers soumis à la publicité foncière, un acte de partage rédigé par un notaire est indispensable et inévitable, ce qui entraîne le paiement du droit de partage sur la valeur nette des biens conservés.
Fiscalement, si les époux partagent et vendent leurs biens avant d’entamer la procédure de divorce par consentement mutuel, les risques sont nuls. Le droit de partage n’est dû que si quatre conditions sont réunies : l’existence d’un acte mentionnant la vente du ou des biens et son montant, l’existence d’une indivision entre les époux, un acte qui justifie et notifie cette indivision, et l’existence d’une véritable opération de partage.
Donc, si les époux vendent leur bien immobilier avant d’entamer la procédure de divorce, le droit de partage n’est pas dû car aucun acte n’est établi. La convention de divorce qui mentionne et régit les conséquences du divorce ne portera pas la mention de la vente intervenue avant le dépôt de ladite convention, ni son partage et son prix.
Cette pratique du partage verbal est de plus en plus répandue et est considérée comme étant régulière au regard de la législation fiscale par l’administration fiscale.