Il n’y a pas d’âge limite auquel l’enfant doit cesser de dormir avec son ou ses parents, il n’existe pas de règle universelle.
Cela est très variable d’un enfant à l’autre et surtout d’une famille à l’autre.
Dans notre société, autant le cododo est valorisé lorsque le nourrisson est jeune, moins de 6 mois environ, autant il devient rapidement stigmatisé quand il dure un peu plus longtemps.
Beaucoup de mamans me confient qu’elles se sont sentent mal à l’aise lorsque le pédiatre leur demande où dort leur bébé alors qu’il est âgé de 9-12 mois.
Il existe un réel tabou autour du sommeil partagé pour l’enfant âgé de plus de 12 mois.
Rappelons que les recherches en anthropologie mettent en évidence que dans de très nombreuses cultures, les parents dorment avec leurs enfants jusqu’à tard, parfois plus de 10 ans, et qu’il s’agit là d’une pratique tout à fait acceptée socialement, voire valorisée.
Ces enfants ne dorment pas mieux ou moins bien, ils ne présentent pas plus ou moins de troubles du sommeil ou de problématiques psychoaffectives que ceux qui dorment dans leur chambre.
Dormir avec son enfant, même s’il n’est plus un nourrisson, n’est ni mieux, ni moins bien que de le faire dormir dans sa propre chambre ; c’est juste différent.
Laissons les parents faire leurs propres choix et vivre leur parentalité comme ils le souhaitent…
Peut-on continuer à dormir avec son enfant quand il grandit?
Vers le CP ou CE1, donc vers l’âge de 6 ou 7 ans, l’enfant acquière bien souvent une volonté inédite d’autonomie et d’espace personnel.
À ce moment, s'il n’est pas trop anxieux, il peut manifester spontanément son envie de dormir dans sa chambre.
Il y a une forme de fierté d’avoir son propre lit, sa chambre personnalisée, rien qu’à lui.
Le plus important est que les deux parents soient en accord avec cette aventure du cododo, que toute la famille dorme bien et que chaque parent se sente respecté dans ses choix.
A mon sens, le tabou qui existe autour du cododo dans notre société est illégitime.
Il faut cesser de blâmer le sommeil partagé.
Ils ont déjà suffisamment d’injonctions – pas toujours légitimes – sur le dos!