La possibilité pour une femme de conserver son nom marital est laissée à l'appréciation du juge.
Après un divorce, l'ex-conjoint autorise généralement la mère de ses enfants à continuer à porter son nom marital.
En cas de désaccord, c'est au juge d'arbitrer et d'estimer l'intérêt particulier de l'ex-épouse.
La question se pose souvent en cas de divorce : dans quel mesure une ex-épouse peut-elle continuer à porter le nom de son ancien conjoint?
Un intérêt particulier tranché par le juge
L'ex-conjoint autorise souvent la mère de ses enfants à continuer à porter son nom marital, ne serait ce que pour que le nom de famille des enfants mineurs soit le même que celui de leur maman.
L'ancienne épouse doit alors justifier d'un intérêt particulier.
Plusieurs critères peuvent être pris en compte, comme le fait que le mariage ait duré des dizaines d’années et que l’ex-épouse ait toujours été connue sous son nom de femme mariée, ou encore qu’elle se soit fait connaître professionnellement sous ce nom marital.
La Cour de Cassation vient de décider que l’autorisation tacite donnée par l’ex-époux au moment du divorce, ou par le juge en cas désaccord, n'est pas gravée dans le marbre.
La Cour de Cassation a donc donné raison au mari, estimant que l'autorisation donnée par le mari n’était pas illimitée dans le temps mais qu'il s'agissait d'un droit temporaire.
En d’autres termes, si l’intérêt particulier invoqué au moment du divorce n'a plus lieu d’être, le juge peut mettre fin à cette utilisation.