Le partage judiciaire de la succession est obligatoirement une solution subsidiaire.
Le notaire désigné dispose d’un délai d’un an afin de rendre un état liquidatif établissant les comptes entre copartageants, la masse partageable, les droits des parties et la composition des lots à répartir.
Ce délai est néanmoins suspendu en cas notamment de désignation d’un expert ou de renvoi des parties devant le juge pour une conciliation.
Le partage judiciaire comme seule solution.
En effet, il pourra être mis en demeure de se faire représenter dans un délai de trois mois.
Passé ce délai, un des copartageants pourra demander au Tribunal judiciaire de désigner une personne qui représentera l’indivisaire défaillant jusqu’au partage de la succession.
Cette dernière devra obtenir l’autorisation du juge pour consentir au partage et ce n’est qu’à défaut d’autorisation que le partage sera judiciaire.
Le partage de la succession est nécessairement judiciaire lorsque le partage amiable n’est pas autorisé par le juge des tutelles si un indivisaire est présumé absent ou hors d’état de manifester sa volonté.
Le partage judiciaire est donc l’ultime solution pour mettre fin à l’indivision successorale, faute d’accord entre les copartageants, lequel pouvant intervenir à tout moment de la procédure.
Le notaire convoquera les parties et demandera la transmission des documents utiles à la réalisation de sa mission.
Le Tribunal désignera un notaire judiciaire chargé de procéder aux opérations de partage ainsi qu’un juge ayant pour mission de surveiller ces opérations.