Si les deux époux veulent conserver le domicile conjugal, il doit faire établir une convention d’indivision par le notaire.
Un couple divorcé peut aussi conserver l’habitation commune en créant une société civile immobilière.
La convention d’indivision est un acte payant, valable pour cinq ans puis reconductible par tacite reconduction.
Ce document fixe les modalités de la cohabitation, comme qui habite le bien, comment sont répartis les frais d’entretien, les charges et les taxes.
En cas de divorce pour faute, le juge attribue plus généralement la jouissance du bien à l’époux qui a la garde des enfants ou qui est victime de violence, d’adultère ou d’abandon du domicile conjugal.
Si les époux veulent tous deux rester dans la location sans parvenir à un accord, c’est le juge qui décide, généralement en faveur de celui qui a la garde des enfants.
Un bail ne peut être rompu par un seul des époux, l’accord des deux parties est obligatoire.
En revanche, une fois le divorce prononcé, l’époux qui part doit résilier le bail pour quitter la location.
L’époux qui reste locataire reste alors locataire avec son seul nom sur le bail.
L’un des époux peut vouloir rester vivre dans le logement en cas de divorce, cela est possible sous certaines conditions.
En cas de divorce par consentement mutuel, et si le logement familial a été acheté en commun, l’un des époux peut céder ses droits sur le bien immobilier à l’autre.
Pour cela, le notaire doit établir un acte liquidatif de communauté, celui qui veut garder la maison doit alors dédommager l’autre par le versement d’une soulte à verser en intégralité ou sous forme de virement mensuel.
Pendant la période de divorce, les époux ont tous deux le droit de jouir du logement conjugal, qu’ils en soient propriétaires ou locataires.
L’un des époux n’a pas le droit de mettre l’autre à la porte ni de changer les serrures sans autorisation d’un juge.
Toutefois, en cas d’urgence ou pour une question de sécurité, l’un des conjoints peut vouloir exclure l’autre de l’habitation pour l’occuper de manière exclusive.
Cette ordonnance de sauvegarde doit être demandée le plus vite possible auprès d’un juge aux affaires familiales.
Inversement, si l’un des époux est exclu de la maison de manière illégale par son conjoint, il doit se rapprocher au plus vite d’un juge pour obtenir une ordonnance de sauvegarde pour l’usage exclusif de la résidence familiale.