Si les femmes sont les premières à demander le divorce, elles en sont les plus pénalisées.
Dans les couples hétérosexuels, 75% des divorces sont initiés par les femmes.
Mais deux ans après leur niveau de vie est inférieur de 15% à celui qu’elles avaient avant le divorce quand les hommes ont augmenté leur niveau de vie de 2%.
Les séparations révèlent des inégalités qui passaient inaperçues dans le couple.
Pendant que Monsieur s’est constitué un patrimoine en payant voiture et maison, Madame fait les courses et achète les yaourts.
À l’heure de faire les comptes, l’écart de richesse est béant et Madame se trouve fort dépourvue.
C'est particulièrement vrai en dehors du mariage sous le régime de la communauté de biens, un type d’union en baisse, fragilisant ce mécanisme de répartition des revenus générés par les couples.
Lorsqu’il y a des enfants, la pension alimentaire est sous-évaluée, quand elle n’est pas sous-payée.
Elle est fiscalisée pour madame et défiscalisée pour Monsieur.
La prestation compensatoire, quant à elle, ne permet pas une réelle indemnisation des préjudices économiques subis par les femmes, lorsqu’elles diminuent leur activité professionnelle par exemple pour élever les enfants.
Et encore, faut-il avoir été mariée.
Les aides apportées par l'État aux familles monoparentales, des familles pauvres à 40%, sont souvent conditionnées au célibat.
Tout se passe comme si les femmes passaient de l’autorité d’un époux à celui de l’état en attendant l’arrivée d’un nouveau chaperon.
Il n’est pas acceptable que s’émanciper rime avec trappe à pauvreté.