La décision de divorcer peut intervenir après le consentement mutuel des ex partenaires, sans implication des autorités judiciaires, mais les autres situations sont soumises à l’appréciation des juges compétents. Sont compétents pour la procédure juridictionnelle, aussi bien les juges français qu’étrangers. La loi prévoit des conditions particulières dans chaque cas de figure.
La compétence juridictionnelle est reconnue à la France pour le divorce de deux français résidant à l’étranger ou des étrangers résidant en France.
Que le couple soit mixte ou de même nationalité, des mécanismes existent pour prononcer le jugement dans le respect de la loi.
Pour tout jugement prononcé à l’étranger, une procédure de vérification d’opposabilité est exigée pour faire valoir le divorce en France.
A l’exception du Danemark, tous les divorces dans les autres pays de l’Union Européenne sont dispensés de cette procédure.
Lorsque deux français mariés souhaitent divorcer d’un mariage réalisé à l’étranger, la compétence juridictionnelle française prévaut.
Ils peuvent décider donc de faire prononcer leur séparation en France.
En ce qui concerne la loi applicable, celle de la France prévaut également eu égard à la nationalité des concernés.
Les étrangers résidant en France peuvent aussi faire prononcer leur divorce au sein des tribunaux de l’hexagone, mais certaines conditions doivent être remplies, notamment la résidence habituelle de l’un des demandeurs ou des deux doit être en France.
Les tribunaux étrangers sont également habilités à prononcer des divorces, et cette compétence joue aussi bien à l’égard des français que des personnes d’autres nationalités.
Le divorce de français dans un pays de l’Union Européenne, excepté le Danemark est automatiquement reconnu dans tous les autres pays de la communauté sans besoin d’entamer une procédure d’opposabilité.
Pour divorcer d’un mariage réalisé à l’étranger, il faut prendre en compte la loi applicable et la compétence juridictionnelle.