Dans le cas général, l’héritage d’une maison entre dans la succession qui doit être partagé entre frère et sœur. Ce partage va s’effectuer, en principe, à parts égales, selon le nombre d’enfants qu’avait le défunt. En effet, chacun des enfants du défunt dispose en principe d’une réserve héréditaire. La maison ne peut donc pas être attribuée seulement à la sœur ou seulement au frère. Chacun d’entre eux bénéficie d’une part de la maison. En l’absence de testament, cette part doit être égale.
Par principe, les frères et sœurs peuvent choisir ensemble de vendre de la maison afin de récupérer la partie du prix à laquelle ils ont chacun droit. En revanche, il peut arriver qu’un d’eux s’y oppose. Dans ce cas, si la valeur de la maison représente le principal actif de la succession, l’autre peut tenter de forcer la vente de la maison donnée en héritage.
La sœur ou le frère peut également accepter que l’autre habite dans la maison dont ils héritent en échange du versement d’une indemnité d’occupation. Cette indemnité d’occupation est donc versée à l’héritier qui profite de la maison à son frère ou sa sœur.
Il arrive que le défunt prévoit des dispositions particulières concernant la maison qu’il laisse en héritage à ses enfants, frère et sœur. Toutefois, dans le cas où la maison est le principal actif de la succession et donc que sa valeur dépasse le montant total de la quotité disponible, ce testament peut être contesté.
En effet, même si le testament prévoit que la maison est léguée seulement au frère ou seulement à la sœur, ce testament peut n’avoir aucun effet juridique. L’autre enfant peut donc contester la validité du testament. Grâce à ça, il pourra ainsi bénéficier de l’héritage de la maison, au même titre que son frère ou sa sœur.
En principe, après l’héritage d’une maison entre frère et sœur, chacun dispose d’une part égale. Un testament peut venir rompre cette égalité. Toutefois, si la valeur de la maison est supérieur à la quotité disponible, un des héritiers peut le contester.