Pour demander une révision de jugement, il convient de suivre les étapes suivantes. La première étape consiste à introduire une demande de révision qui sera confiée à la commission d'instruction de la Cour de révision et de réexamen. La commission d'instruction examine la recevabilité de la demande. Si la demande est de toute évidence irrecevable, elle peut être immédiatement rejetée par la commission dans une ordonnance motivée qui comporte les raisons du rejet. Avant de rendre sa décision, la commission peut ordonner un supplément d’information pour que des actes d'enquête soient effectués.
La commission d'instruction demande des observations orales ou écrites au demandeur ou à son avocat, au ministère public et à l’éventuelle partie civile ou à son avocat. Après les débats, la commission rend une décision. Si la demande est jugée recevable, la formation de jugement est saisie. La formation de jugement décide ou non de réviser la condamnation. Si elle estime que l'affaire n'est pas prête pour être jugée, la formation de jugement peut demander un supplément d'information.
Lorsque l'affaire est prête, une audience a lieu. Lors de cette audience, le demandeur ou son avocat, le ministère public, l'éventuelle partie civile ou son avocat sont entendus. Après l'audience, la formation de jugement rend une décision. Elle peut rejeter ou accepter la demande de révision. Si elle accepte, la condamnation est annulée. Toute personne autorisée à faire un recours en révision peut demander de nouveaux actes par requête au procureur de la République.
La formation de jugement peut demander un nouveau procès devant une autre juridiction identique à celle qui a rendu la décision attaquée. La formation de jugement peut décider qu'il n'y aura pas de nouveau procès dans certains cas. La décision de la formation de jugement ne peut pas faire l'objet d'un recours. Si le condamné est innocenté, la condamnation est supprimée de son casier judiciaire. La personne innocentée peut demander à ce que la décision soit publiée dans certains lieux. Un condamné reconnu innocent à la suite d'une révision a le droit de demander réparation de son préjudice matériel et moral que lui a causé la condamnation.