Il semble utile de préciser qu’en matière pénale, La preuve est libre, les enregistrements audios clandestins sont donc autorisés. En droit pénal, le principe est celui de la preuve libre, selon le visa 427 du Code de procédure pénale. Les victimes d’infractions pénales peuvent donc rapporter la preuve même par des procédés déloyaux voire illicites comme des enregistrements audio clandestins réalisés à l’insu d’une partie par une personne privée.
Grâce à une jurisprudence bien établie de la chambre criminelle, la Cour de Cassation pose le principe qu’aucune disposition légale ne permet au juge pénal d’écarter les moyens de preuve produits par les parties au motif qu’ils auraient été obtenus de façon illicite ou déloyale.
Le 31 janvier 2012, la Chambre criminelle de la Cour de cassation a jugé que les enregistrements audio obtenus à l’insu d’une personne sont recevables en justice en tant que preuve afin de porter plainte contre cette personne au titre d’infractions pénales dont elle se serait rendue coupable.
L’acceptation jurisprudentielle des enregistrements audio clandestins découle du principe de la liberté de la preuve des infractions pénales, énoncé dans le code de procédure pénal.
La Cour européenne des Droits de l’Homme a admis qu’une preuve illégale peut être produite et utilisée en justice dès lors qu’elle a pu être discutée dans le cadre d’un procès équitable.
Les preuves produites par les parties et contraires au principe de loyauté sont recevables si elles sont soumises à la discussion contradictoire.
Ce qui signifie concrètement qu’un enregistrement clandestin pourra servir de preuve dans un procès s’il a été transmis à la partie adverse dans des délais suffisants pour qu’elle puisse s’en défendre.
Comme n’importe quel autre type de preuve.