La médiation ne pourra pas être efficace pour faire évoluer les comportements des personnes si cette cause racine n’est pas traitée.
Dans d’autres cas, le conflit peut impliquer d’autres personnes, ou des enjeux opérationnels ou politiques de plus haut niveau.
Lorsque le conflit atteint un niveau de complexité qui dépasse la seule relation des acteurs initialement identifiés, la médiation est contre-indiquée.
Les solutions qu’elle peut faire émerger doivent demeurer dans la sphère d’autonomie des personnes, sans quoi elles ne seront pas appliquées ou avec un succès tout relatif.
A l’opposé, pour des salariés sans mission commune, la médiation risque d’échouer car ils n’auront pas d’intérêt dans la résolution du conflit.
La médiation est également contre-indiquée dans le cas de collaborateurs pour qui l’entreprise a trouvé des solutions qui leur permettent de ne plus interagir.
En effet, cette autorisation de ne pas interagir, plus ou moins explicite, entre en contradiction directe avec le principe de la médiation.
Les personnes impliquées peuvent ne pas percevoir leur intérêt dans la résolution du conflit ou juger que l’objectif est inatteignable, par exemple : mauvaise compréhension du processus de médiation et de ses objectifs.
La médiation reposant sur l’engagement des parties dans la réflexion puis la mise en œuvre de solutions en commun, elle sera contre-indiquée en l’absence de partenaires impliqués.