L’amende civile est un mécanisme de plus en plus souvent retenu par les pouvoirs publics français pour sanctionner les fautes intentionnelles.
Son montant est fixé par le juge et doit être payé par la personne responsable en plus des éventuels dommages et intérêts réparant le préjudice subi par la victime.
L’amende n’est jamais versée à la victime, mais généralement au Trésor public.
Le montant de l’amende civile peut en effet s’avérer particulièrement dissuasif.
En outre, l’amende civile n’étant pas versée à la victime, elle a l’avantage d’éviter un transfert de l’enrichissement du fautif vers la victime.
L’amende civile pourrait en revanche être généralisée par le projet de réforme de la responsabilité civile puisqu’une mission d’information du Sénat travaille actuellement sur ce sujet en repartant du projet gouvernemental du 13 mars 2017.
Dans sa dernière version connue, le nouvel article 1266-1 du Code civil prévoit qu’« en matière extracontractuelle, lorsque l’auteur du dommage a délibérément commis une faute en vue d’obtenir un gain ou une économie, le juge peut le condamner […] au paiement d’une amende civile ».
L’amende ne peut être supérieure au décuple du montant du profit réalisé.
Si le responsable est une personne morale, l’amende peut être portée à 5 % du montant du chiffre d’affaires hors taxes.