S’il est admis généralement que le divorce ou la séparation des parents constituent une épreuve douloureuse pour les enfants.
L’expérience du divorce est, en effet, d’une grande complexité : elle peut inaugurer des trajectoires variées, provoquer des cassures et des préjudices graves.
Si l’immédiat après-divorce est souvent marqué par d’importantes perturbations pour les enfants.
Le temps long est susceptible de permettre une stabilisation et un apaisement des relations familiales.
Quand une très large majorité des ménages était en France composée de couples mariés avec des enfants légitimes, la question du divorce et de ses effets se posait dans des termes bien différents de ceux que l’on connaît aujourd’hui.
Des criminologues et pédopsychiatres de cette époque montraient ou croyaient démontrer que ces effets étaient toujours négatifs et que les enfants ayant subi le divorce ou la séparation de leurs parents éprouvaient toujours plus de difficultés que les enfants demeurant dans des familles biparentales simples.
L’expérience du divorce peut fournir des exemples de résilience, c'est-à-dire la capacité à se reconstruire après un traumatisme.
Il est donc difficile d’isoler ce phénomène du faisceau des variables en cause.
Ainsi, manifestement, une partie des difficultés rencontrées par les adultes et les enfants concernés est liée à la désapprobation sociale et aux différentes formes de stigmatisation dont ils font l’objet.