Les époux sont soumis, à défaut de choix de loi applicable à leur régime matrimonial, à la loi de l’Etat de leur première résidence habituelle commune après le mariage.
Il est donc important d’avoir conscience que selon le lieu d’établissement stable des époux après le mariage, le régime matrimonial variera.
Il ne s‘agira pas systématiquement du régime légal français de la communauté réduite aux acquêts même si les deux époux sont de nationalité française.
Par exemple, je me marie et m’établis en France, je n’ai pas fait de contrat de mariage, je suis sous le régime légal de la communauté de biens réduite aux acquêts.
Par contre, je suis toujours français, je me marie sans contrat avec un français et nous partons immédiatement après le mariage nous établir à Londres pour quelques années, ou définitivement, le régime qui sera applicable ne sera pas le régime légal français, notre régime matrimonial sera soumis à la loi anglaise.
En somme, pour les couples dont la situation revêt une dimension internationale, à défaut de contrat de mariage la nature du régime matrimonial sera incertaine.
Les époux ont deux options : ils peuvent choisir soit la loi de l’Etat de résidence habituelle de l’un des époux, soit celle de l’Etat de la nationalité de l’un de époux.
La désignation de loi peut être effectuée avant le mariage mais également en cours d’union, si cela n’a pas été effectué dès le mariage, il n’est jamais trop tard pour le faire ultérieurement.
Il est très important de connaître les différents régimes pour pouvoir faire son choix car les régimes sont complètement différents en ce qui concerne l’appartenance du patrimoine, la solidarité dans les dettes, la gestion des biens et également la séparation.
Si vous partez à l’étranger, il faut se préoccuper de cela, le choix du régime a une influence sur la famille, le couple, le patrimoine, la solidarité des dettes, la séparation et la succession.