Pour divorcer en France après un mariage à l'étranger, il est généralement nécessaire de faire vérifier l'opposabilité du divorce prononcé par une autorité étrangère par le Procureur de la République dont dépend l'officier d'état civil qui a célébré le mariage pour les mariages célébrés en France, et le Procureur de la République près le Tribunal Judiciaire de Nantes pour les mariages célébrés à l'étranger. La demande de vérification d'opposabilité doit être accompagnée de plusieurs justificatifs, notamment une copie intégrale de la décision en original ou en copie certifiée conforme, la preuve du caractère définitif de la décision étrangère, la traduction des pièces établies en langue étrangère, la preuve du domicile des parties au jour de l'introduction de l'instance devant l'autorité étrangère et la preuve de la nationalité des parties au jour de l'introduction de l'instance devant l'autorité étrangère. Cependant, pour les divorces prononcés dans les pays de l'Union européenne sauf le Danemark, la vérification d'opposabilité n'est pas systématiquement nécessaire si certaines conditions sont remplies, comme l'engagement de la procédure après une certaine date. Dans ce cas, les intéressés doivent demander directement aux officiers d'état civil détenteurs de leurs actes de naissance et de mariage l'apposition de la mention correspondante, en présentant ou remettant les documents nécessaires, tels qu'une demande écrite, une copie intégrale de la décision ou de l'acte étranger, un certificat dûment rempli par la juridiction ou l'autorité étrangère compétente et la copie intégrale ou l'extrait de tous les actes de l'état civil français dont ils sollicitent la mise à jour. Il est important de noter que si le mariage a été célébré à l'étranger à compter du 1er mars 2007, l'acte correspondant doit être préalablement transcrit sur les registres de l'état civil français.