Quitter le domicile conjugal avant le divorce est une faute.
Selon la loi, quitter le logement familial constitue une rupture de l’obligation de communauté de vie et par conséquent une faute.
Seul un juge peut autoriser un couple à mettre fin à leur vie commune en attendant le jugement de divorce.
Toutefois, certaines situations autorisent l’un des époux à déménager à condition de respecter certaines précautions.
Demander l’autorisation au juge.
En cas de divorce judiciaire, seul le juge aux affaires familiales peut autoriser légalement l’époux qui en fait la demande à quitter le domicile conjugal.
Conclure un pacte de séparation à l’amiable.
Dans un divorce par consentement mutuel, le juge n’intervient pas.
Aussi, en attendant que la convention de divorce soit déposée chez un notaire, il est préférable pour les époux de conclure un pacte de séparation à l’amiable pour officialiser le départ du domicile de l’un d’eux.
Prévenir par écrit l’époux qui reste dans le domicile.
L’époux qui part doit impérativement prévenir par écrit celui qui reste dans le logement et indiquer clairement les motifs de son départ.
L’époux qui part doit également communiquer sa nouvelle adresse et son éventuel nouveau numéro de téléphone, notamment si le couple a des enfants, car ces derniers doivent garder le lien avec le parent qui part et pouvoir le joindre facilement.
Avertir les proches de son départ.
En cas de déménagement avant la fin du divorce, il est préférable d’informer plusieurs proches ou amis du départ du domicile conjugal en indiquant les motifs.
Contacter les autorités compétentes en cas de violence avérée.
Si celui qui quitte le logement conjugal le fait pour cause de violence ou mauvais traitement, il doit au préalable faire constater ses blessures par certificat médical puis se rendre au commissariat de police ou à la gendarmerie pour déposer plainte et prévenir qu’il quitte le domicile conjugal pour violence.