Pour divorcer d'un mariage catholique, il faut comprendre que l'Eglise catholique considère le sacrement du mariage comme indissoluble, ce qui signifie que le divorce religieux n'existe pas. Cependant, dans certains cas précis, l'Eglise catholique peut juger que le mariage est invalide, essentiellement en raison d’un vice de consentement, et prononcer une déclaration en nullité de mariage.
Les baptisés mariés religieusement puis divorcés civilement ne peuvent donc se remarier religieusement, tant que leur conjoint est en vie, car leur premier mariage, aux yeux de l'Eglise, reste valide.
Le consentement, c'est-à-dire l'acte de la volonté par lequel un homme et une femme se donnent et se reçoivent mutuellement par une alliance irrévocable, qui fait le mariage.
Pour que le mariage religieux soit un vrai mariage selon le droit canonique, il doit répondre à trois exigences : le consentement doit être libre, il ne doit pas être entaché d’interdictions ou d’empêchements, et il doit être exprimé selon des formes requises par le droit canonique.
Si l’une de ces trois exigences n’est pas remplie, alors l’Eglise peut non pas dissoudre le mariage mais considérer qu’il n’a jamais existé, qu’il est donc nul, et prononcer une déclaration en nullité de mariage par la voix du tribunal ecclésiastique.
La reconnaissance de nullité de mariage permet ainsi à une personne divorcée civilement de se marier religieusement et non de se « remarier » puisque le premier mariage déclaré nul est considéré comme n’ayant jamais existé.
Pour tout renseignement, il suffit de s’adresser à l’évêché, qui délègue dans son diocèse un vicaire de son pouvoir judiciaire appelé l’official, qui est toujours un prêtre et qui, au nom de l’évêque, rend la justice et accueille la demande.
Il est préférable que l’époux qui fait la demande prenne conseil auprès d’un avocat ecclésiastique, il suffit de demander la liste des avocats au secrétariat du tribunal ecclésiastique de son diocèse appelé officialité.
En droit canonique, la validité d’un mariage peut être attaquée par l’un ou l’autre conjoint, même non-catholique ou par les deux d’un commun accord, mais nul ne peut faire une telle demande à la place de l’intéressé.
L'immense majorité de ceux qui s’adressent à l’officialité est déjà divorcée civilement, mais on peut commencer la procédure avant la fin de la procédure civile, il est juste plus prudent d’attendre le jugement de divorce lorsqu'il entraîne trop d’affrontement.
La participation aux frais de la procédure varie en France d’une officialité à l’autre, mais il est possible d'obtenir des gratuités ou semi-gratuités, et les paiements échelonnés sont toujours acceptés, sans que le résultat d’une cause ne dépende des sommes versées.