Le désir d’un remariage à l’église peut être contrarié s’il fait suite à une première union et à un divorce. Aux yeux de l’Église, le mariage est ce que Dieu a uni et que la loi de l’homme ne sépare pas. Ce consentement ne peut donc pas être rompu par un divorce civil. La loi du Seigneur et celle des hommes ne sont pas les mêmes. Pour l’Église catholique, le lien unissant deux personnes devant Dieu ne peut être défait, même par le divorce. Il est considéré comme un véritable engagement sacramentel. D’ailleurs, comme cela est noté dans le livret d’accueil du Diocèse de Paris, il ne peut pas y avoir de cérémonie religieuse pour les divorcés. Un mariage à l’église après un divorce semble donc impossible pour les futurs époux après une première union. Or, certaines situations permettent aux conjoints de déposer une demande d’annulation reconnue par les prêtres. Cette procédure, déposée auprès de l’officialité diocésaine, doit apporter des motifs de nullité. Mais quels sont ces motifs de nullité? Les époux peuvent évoquer l’erreur sur la personne, son incapacité à assumer les obligations essentielles du mariage, le défaut de consentement pour manque de discernement, ou la non-consommation. Cette procédure est tranchée par le tribunal ecclésiastique. Toutefois, dans certains cas, il est possible de passer devant monsieur le curé une seconde fois, grâce à une procédure spécifique justifiée par des motifs de nullité : l’annulation du mariage.