L'écrit sous forme électronique est admis comme preuve au même titre que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité. L'écrit sur support électronique a la même force probante que l'écrit sur support papier.
Toutefois, deux éléments conditionnent la force probante du SMS : l'auteur du SMS doit être dûment identifié ; le message numérique doit être établi et conservé de façon à ne subir aucune modification ni altération depuis sa création.
Pour que le SMS ou la correspondance électronique soit un moyen de preuve recevable, l’huissier doit procéder à une description complète du téléphone portable concerné : numéro de téléphone ; numéro de série, le modèle ; nom de l'opérateur de téléphonie.
Pour conserver sa force probatoire, le constat d'huissier doit porter sur des messages qui n'ont été ni modifiés ni altérés.
L’huissier doit donner des précisions sur : l’absence de connexion à un serveur proxy ; les serveurs DNS utilisés ; l'adresse IP ; le pare-feu ; l'antivirus.
L’huissier doit enfin : synchroniser les date et heure de l’horloge de l’ordinateur ; supprimer les fichiers temporaires, la mémoire cache, l'historique de navigation ; réaliser les captures d’information sur la cible, à la fin de ces constatations.